
Saison artistique et culturelle en Communauté française Wallonie-Bruxelles, à l’initiative du Commissariat Général aux Relations Internationales et de la Déléation Générale de la Palestine auprès de l’Union européenne, de la Belgique et du Luxembourg, sous le haut patronage de la Ministre des Relations Internationales de la Communauté française et de Mahmoud Darwish, avec le soutien de la Ministre de la Culture.
Conception et réalisation : Les Halles
Terre de l’exil, territoire de la guerre, du sang et des larmes, la Palestine peut-elle devenir le lieu de la plus haute forme du dialogue des cultures ? Le projet MASARAT, mis en place par la Communauté française de Belgique, en témoigne au moment même où l’Union européenne décrète 2008 l’année du dialogue interculturel.
Le désir de dialogue peut-il être plus fort que la haine et la mort ? Le désir de vivre, de surmonter les enfermements, les murailles, l’exclusion peut-il être plus puissant que la violence et la loi du plus fort ? Lorsque surgissent ces images, lorsque se déplacent les paroles de théâtre et les sons de la résistance d’un peuple banni, au-dessus des villages bouclés, des villes verrouillées, ne peut-on comprendre qu’en ces terres se noue une certaine destinée de l’humanité, un enjeu déterminant pour le temps que nous traversons, la culture que nous partageons ? Ou bien céder à la mortelle désolation d’une guerre de civilisation, d’une chaotique régression, où toujours, avec obstination, parcourir les voies d’une appréhension plus libre et plus fraternelle, du village monde que nous habitons très provisoirement.
Entrée libre sur réservation préalable
D’après le texte de Mahmoud Darwish
Par la Compagnie El-Hakawati
Mise en scène : Amer Khalil et François Abou Salem
Scénographie : Amir Nizar Zuabi
Avec : François Abou Salem
Coproduction : El-Hakawati avec le soutien du Centre Culturel Français de Jérusalem et la Fondation A. M. Quattan à Ramallah
Durée : 1h
Août 1982, les troupes israéliennes envahissent le Liban et assiègent Beyrouth. La résistance palestinienne a fait de la ville son quartier général et essaie de tenir bon. Dans cette ambiance de folie meurtrière, un poète, exilé de la Palestine et habitant son huitième étage, écrit la chronique d’une ville livrée aux jeux de l’amour et de la mort. Considéré comme l’un des chefs de file de la poésie arabe contemporaine, Mahmoud Darwish révèle un aspect moins connu de son œuvre. À l’heure où s’ouvre un nouveau chapitre de l’histoire palestinienne, le texte prend une nouvelle et singulière résonance. Interprète et metteur en scène de ce spectacle, créé en avril 2007 à Ramallah dans les territoires occupés, François Abou Salem porte en funambule un texte qui mêle les fils inextricables de l’individu, la lourdeur du quotidien et les douleurs d’une nation.
François Abou Salem, de père palestinien et de mère française, auteur, metteur en scène, comédien, est l’un des créateurs de la compagnie et du théâtre El-Hakawati, figure incontournable et presque solitaire du théâtre palestinien.
Isabelle Dumont
Nathalie Corvet
Akram Mussallam
par le groupe Tarab Med’
Kamal Lmimouni : chant et oud
Syrine Ismaili : chant
Civan Gürel : chant
Julien Debove : violon et alto
Faouzi Bouali : flûte
Dylan Gully : clarinette
Fred Nortes : derbouka, riqq
Entre tradition et modernité, venez découvrir leur fusion orientale…
Entrée libre
Entrée libre sur réservation préalable
Directeur Artistique : Wassim Odeh
Violon : Sroor Saliba
Quanun : Mahran Mir’b
Percussions : Raed Said
Bouzouq : T.B.C.
Le mot Watar désigne les cordes. Un fil tendu sur une table d’harmonie d’un instrument de musique. Le fil joint les musiciens de Palestine à ceux d’Europe, la musique classique à la musique orientale comme vibration singulière, comme tentative harmonique d’un temps et d’un espace disharmonique !
Vernissage lundi 20 octobre à 18h
Entrée libre
Naji Al Ali, caricaturiste palestinien assassiné à Londres en 1987, a produit des milliers de dessins qui expriment la lutte et la résistance à l’occupation israélienne et critiquent les régimes arabes.
Hanthala, son personnage, petit garçon de dix ans, l’âge qu’avait Naji lorsqu’il a quitté la Palestine, est situé dans l’espace, sans terrain d’appui car il est sans patrie. Il est témoin de la tragédie de tout un peuple, il tourne le dos au public car il se sent trahi.
Naji dit de Hanthala : « Hanthala est le témoin de cette ère qui ne mourra jamais, il pénètre la vie avec une force qui ne le quitte jamais, une légende dont l’existence est un défi à l’éternité. Ce personnage que j’ai créé ne disparaîtra pas après moi. »
Production : Centre Wallonie Bruxelles. Avec l’aide du Commissariat Général aux Relations Internationales de la Communauté française de Belgique (CGRI).
« Munis de nos passeports européens, afin de mesurer la densité des dispositifs frontaliers dans les environs de Jérusalem, nous avons roulé, le 13 janvier, accompagnés d’une personne titulaire d’un passeport israélien, depuis la colonie de Kiriat Arba vers la colonie de Kudmin. Le jour d’après, nous avons fait le voyage de la ville de Hébron à celle de Naplouse avec une personne détentrice d’un passeport palestinien. Pour relier les deux latitudes, il a fallu une heure au voyageur israélien, tandis que le voyageur palestinien a pris cinq heures et demie. »
Sandi Hilal et Alessandro Petti
Multiplicity : Stefano Boeri, Maddalena Bregani, Maki Gherzi, Matteo Ghidoni, Sandi Hilal, Alessandro Petti, Salvatore Porcaro, Anniina Koivu, Francesca Recchia, Eduardo Staszowsky.
Production : Festival TEMPS D’IMAGES 2007/Les Halles. Dans le cadre de MASARAT/Palestine 2008. Avec l’aide du Commissariat Général aux Relations Internationales de la Communauté française de Belgique (CGRI).
Entrée libre
L’été de la guerre au Liban, en 2006, chaque cinéaste vivant en Palestine a été invité à tourner un film de 3 minutes avec pour seule contrainte : un plan-séquence, donc une seule prise effectuée dans une linéarité spatio-temporelle, sans aucune intervention de montage. Tous les films, montés bout à bout, composent une radiographie à multiples facettes de la Palestine vivante.
Films de Akram Al Ashkar, Rowan Al Faqih, Amer Shomali, Riyad Deis, Ahmad Habash, Ismail Habbash, Annemarie Jacir, Liana Bader, May Odeh, Mohanad Yaqubi, Enas Muthaffar, Razi Najjar, Nahed Awwad.
Entrée libre
Ce film trace le parcours de la grand-mère de l’auteur, dont la trajectoire personnelle se mêle à l’histoire collective au Proche-Orient. L’auteur amorce une réflexion sur l’histoire et les conflits de cette région, sur le temps, la disparition et la perte. Elle interroge sa mère et sa grand-mère, soulevant aussi des questions sur son propre engagement politique et révélant le lien complexe entre trois femmes de trois générations différentes.
De la Palestine, nous ne connaissons que la violence et la souffrance. Ce film nous raconte une autre histoire, celle des habitants de la société pré-israélienne vivant paisiblement sur leur terre.
Entrée libre
Arna Mer Khamis, une femme juive qui s’était battue pour le fondement d’Israël, met en place une troupe de théâtre dans le camp de réfugiés de Jénine, dans lequel elle apprend à des enfants palestiniens à s’exprimer grâce à l’art. De 1989 à 1996, le fils d’Arna, Juliano, a filmé ces enfants pendant leurs répétitions. Après l’attaque du camp par Israël en 2002, Juliano retourne voir ce que sont devenus ces jeunes acteurs si prometteurs que lui et sa mère avaient encadrés.
Mardi 28 octobre à 19h
Entrée libre
C’est avec une profonde tristesse que nous avons tous appris la disparition, le 9 août 2008, de l’immense poète palestinien Mahmoud Darwish.
La saison artistique et culturelle MASARAT-Palestine, qui se déroule à l’automne 2008, était placée
sous son haut patronage.
Son esprit, la profondeur de son oeuvre et sa réflexion ont guidé la programmation de MASARAT Palestine.
Le Comité belge de MASARAT-Palestine lui dédie cette saison artistique et culturelle. Il y a plus de deux ans, Mahmoud Darwich nous avait fait l’honneur d’accepter de présider MASARAT-Palestine,
une saison artistique et culturelle palestinienne en Communauté française de Belgique. Faire apparaître le pays Palestine ‘dans le paysage du monde’, lui donner voix à travers ses artistes, éclairer son histoire passée et présente par les oeuvres de ses poètes et la réflexion de ses
intellectuels nous était apparu alors – et aujourd’hui plus que jamais – d’une profonde nécessité.
Tout au long de l’élaboration de la saison artistique et culturelle, l’oeuvre et l’exigeante pensée de Mahmoud Darwich nous ont guidés, de ses tout premiers recueils aux plus récents, de sa poésie à sa prose ainsi que ses entretiens écrits.
MASARAT-Palestine devait s’ouvrir le 8 octobre par un récital de Mahmoud Darwich aux Halles de Schaerbeek, à Bruxelles. À présent qu’il est absent, alors que déjà sa voix nous manque, cette voix
unique qui, avec ferveur, portait le poème au public, lui offrant l’expérience vivante, charnelle de la poésie, alors que nous reste la lecture intime de ses mots et de son écriture, nous lui rendrons hommage le 8 octobre et tout au long de la saison, de septembre à décembre et bien au-delà…
MASARAT-Palestine sera dédié au grand poète palestinien Mahmoud Darwich.
Leila Shahid, Déléguée générale de la Palestine auprès de l’Union européenne, de la Belgique et du Luxembourg
Fabienne Verstraeten, Commissaire de MASARAT-Palestine
Fatin Farhat, Coordinatrice du Comité Palestinien